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Le parcours : du sous-sol aux toitures

L’accès principal se fait par l’entrée historique située place du Général-Catroux. Le hall du rez-de-chaussée, ouvert sur la cour intérieure du bâtiment et le café Gaillard, donne accès à la billetterie et à la boutique. Pour débuter le parcours de l’exposition permanente, les visiteurs peuvent gravir l’escalier d’honneur, dans une chronologie de parcours ou aller directement à la salle des coffres. Le premier contact est spectaculaire : les arcades et les colonnes de l’escalier monumental servent de fond d’écran à des projections graphiques animées illustrant les grandes questions de l’économie. L’exposition permanente se déploie sur 2 400 m2, sur trois niveaux, du sous-sol au niveau 1. Épousant la distribution initiale des pièces de l’hôtel Gaillard, le parcours se déroule sur plusieurs salles, notamment dans les étages. Sur deux niveaux, la salle des coffres, entourée d’une douve remplie d’eau, est devenue un espace emblématique de la fonction bancaire, où sont présentés les objets de collections : billets, pièces et machines.

Le plateau des expositions temporaires, d’une surface de 430 m², est situé au 3e étage et est accessible depuis l’accueil. Ce plateau s’insère dans la volumétrie des toits du bâtiment en liaison avec la terrasse autour du dôme du Hall Defrasse. Deux ateliers pédagogiques ont également été créés au niveau 3 et bénéficient des nouveaux volumes vitrés en toiture. Deux salles de projection sont intégrées au parcours, l’une à l’entresol pour parcourir 200 ans d’économie et l’autre, dans l’ancien bureau d’Émile Gaillard.


La scénographie, un geste radical

Mettre en scène un parcours d’initiation à l’économie dans les anciennes pièces d’un hôtel particulier et les espaces d’une succursale bancaire : le défi était de taille, comme l’explique Véronique Rozen, de l’agence « Explosition » en charge de la maîtrise d’oeuvre de la scénographie, suite à la cessation d’activité de l’agence Confino : « Nous avons travaillé dans un cadre exceptionnel, mais contraignant. La cohérence de l’approche économique, avec ses 6 thématiques, jointe à la structure du bâtiment ont dicté le parcours.

Par ailleurs, à l’exception de la Galerie Thann, tous les espaces dans lesquels se déploie ce parcours sont des zones patrimoniales. La question s’est donc posée : soit la scénographie se fondait dans le décor, soit elle se donnait à voir. C’est cette dernière option - avec laquelle nous avons gagné le concours en 2010 - qui a été retenue. Ainsi, dans le décor néo-Renaissance conçu pour Émile Gaillard,la scénographie  contemporaine est un geste radical avec une identité forte. Le parcours muséal se distingue par les couleurs des murs et du mobiler, il est ponctué de dispositifs, pour certains spectaculaires, et n’interfère  pas avec le parcours patrimonial. Toutefois, lorsque cela était possible, nous avons intégré à la scénographie, en les traitant de façon contemporaine, des éléments existants : ainsi, par exemple, nous avons habillé les lustres patrimoniaux de l’entresol, transformé en vitrines les anciennes armoiresfortes de la salle des coffres , utilisé le mobilier existant (isoloirs, comptoirs, guichets) pour y intégrer des dispositifs, valorisé le carrelage du cabinet de toilette du bureau du directeur pour y projeter les mots liés à l’argent. »


Les repères : 6 séquences, des couleurs et des totems

Le parcours aborde pas à pas les notions économiques. Les trois premières séquences décrivent les fondamentaux de l’économie : l’échange, les acteurs et les marchés. Les deux séquences suivantes abordent les instabilités et les crises que les institutions cherchent à réguler. La dernière séquence, « Trésors », présente des objets liés à la fonction bancaire. Chaque séquence, numérotée, est introduite par un grand totem d’entrée rétro-éclairé. Des totems de salles ponctuent le parcours et synthétisent les thèmes abordés par les différents dispositifs. Des totems « focus » approfondissent un sujet, des totems « patrimoine », de couleur marron, racontent l’histoire du bâtiment, ses évolutions architecturales et signalent les décors remarquables. Cartels et totems sont déclinés en trois langues : français, anglais, espagnol. Chaque séquence a sa propre couleur dont le choix a été fait avec soin. Pour la séquence 1, la dominante bleu canard est un rappel de la teinte de tapisserie de la salle à manger d’Émile Gaillard. Le rouge, signature de l’agence Confino qui a initialement conçu la scénographie, a été choisi pour la séquence 2, déployée dans les anciennes salles de réception de l’hôtel particulier. Des teintes gris-vert habillent le mobilier 26 de l’ancienne salle des guichets du hall Defrasse, qui réunit les séquences 3, 4 et 5 (marchés, instabillités et régulations). Des propositions multiples La scénographie sollicite l’attention, étonne et invite à lire, à regarder, à écouter, à questionner et à participer de façon ludique. Chaque séquence est rythmée par une alternance de propositions afin de maintenir en éveil l’intérêt des visiteurs. Des manipulations mécaniques, des extraits de films, des photos, des objets sous vitrines, des dispositifs spectaculaires, de grands écrans, des installations artistiques, des jeux individuels ou collectifs ponctuent la déco verte des mécanismes économiques. De façon récurrente, dans chaque séquence, une vidéo livre le point de vue de plusieurs experts sur des questions économiques d’actualité. Tous les dispositifs sont équipés d’assises afin de permettre aux visiteurs de prendre leur temps.


Publié le 29 novembre 2018.