Historique

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    Hôtel Gaillard - Lucarne néo-gothique
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    Hôtel Gaillard - Façade sur angle
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    Hôtel Gaillard - Premier salon
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    Hôtel Gaillard - Plan toiture
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    Hôtel Gaillard - Salle des coffres
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    Hôtel Gaillard 1904
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    Rue Berger 1890
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    Grand salon
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    Cour intérieure 1890
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    Travaux cour intérieure 1921
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    Coupe transversale 1921
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    Travaux grand hall 1921
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    Travaux grand hall 1921
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    Travaux grand hall 1921
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    Travaux grand hall 1921
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    Bureau du directeur
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    Grand hall

Un monument dont l’histoire s’est trouvée intimement liée à celle du métier bancaire. Construit par un banquier d’origine provinciale. Racheté en 1919 par la Banque de France pour en faire une succursale, ouverte en 1923 et fermée en 2006. Deux architectes marquants dans l’histoire du bâtiment : Victor-Jules Février (concepteur de l’hôtel) et Alphonse Defrasse (architecte de la Banque de France).

C’est au cœur de la plaine Monceau, urbanisée dans la seconde moitié du XIXe siècle, qu’Émile Gaillard a fait édifier l’hôtel achevé en 1882 qui accueillera prochainement la Cité de l’économie et de la monnaie. Destiné à l’origine à abriter ses riches collections, il est devenu, en 1919, la propriété de la Banque de France.

L’ensemble architectural, unique à Paris, utilise l’écriture du néo-gothique et l’esthétique « éclectique ». Son classement comme « Monument historique » est intervenu en 1999. Les architectes Victor-Jules Février (1842-1937) et Alphonse Defrasse (1860-1939) ont œuvré à sa réalisation, l’un pour Émile Gaillard, le second pour la Banque de France.

Victor-Jules Février a été particulièrement inspiré par l’architecture des châteaux ligériens (Châteaux de la Loire), par l’aile Louis XII du château de Blois et par le château de Gien. L’accolement des escaliers, les hauts toits, les lucarnes gothiques, les parements de brique en témoignent. L’hôtel Gaillard lui valut de recevoir, en 1889, à l’occasion du Congrès de la Société nationale des architectes français la « Grande médaille ». Il entra pour beaucoup dans la médaille d’or qui lui fut décernée à l’exposition universelle de 1889 au titre de l’architecture privée.

Grand collectionneur, Émile Gaillard a rapporté de ses voyages en France et en Europe aussi bien des œuvres d’art et du mobilier, que des cheminées et des boiseries

Achevé en 1882, l’hôtel Gaillard a été inauguré en 1885 lors d’une fête costumée qui a réuni près de deux mille convives, Émile Gaillard étant costumé en Henri ll.

Ensuite, ont été adjoints au bâtiment l’hôtel particulier de la rue Berger et celui de la rue Thann, ces deux hôtels ayant été construits par Émile Gaillard pour être loués.

Des documents anciens et le catalogue de la dispersion des biens d’Émile Gaillard montrent la richesse des décors et des œuvres exposés dans l’hôtel. Grand collectionneur, Émile Gaillard a rapporté de ses voyages en France et en Europe aussi bien des œuvres d’art et du mobilier, que des cheminées et des boiseries qu’il a fait incorporer dans le décor et l’ornementation des pièces d’apparat. Les parties conservées actuellement montrent avec quelle liberté, on associait, à cette époque, l’authentique et la copie. La présence, à plusieurs endroits dans le bâtiment, des portraits sculptés du banquier et de l’architecte atteste de leur connivence et de leur sens de l’humour.

Après le décès du financier en 1902, les collections, pour la plus grande partie, furent dispersées. L’hôtel fut mis en vente en 1904.

Mais c’est seulement en 1919 qu’il est acheté par la Banque de France et aménagé en succursale par l’architecte Alphonse Defrasse et le décorateur Jean-Henri Jansen. Cette nouvelle succursale a ouvert en 1923.

Les extensions entreprises par la Banque de France ont consisté à insérer, dans la cour des hôtels particuliers d’Émile Gaillard, un grand hall pour accueillir la clientèle de la Banque de France et une salle des coffres de grande sûreté.

Tout en introduisant dans ce bâtiment le « style Banque de France », Alphonse Defrasse a fait écho à l’œuvre de Février, notamment dans le traitement de la paroi du grand hall et dans le décor de boiseries, dit « serviettes », du comptoir.

La salle des coffres se développe sur deux niveaux. Elle est protégée par des douves, encore aujourd’hui en eau, et accessible par un pont roulant, ce qui fait de ce lieu secret un des endroits les plus singuliers de la capitale.

 

Voir situation sur carte : 17e arrondissement de Paris

 

N’hésitez pas à déambuler dans l’hôtel Gaillard grâce à notre visite virtuelle.


Publié le 13 janvier 2011.