Prix du livre d’économie

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Bibliographie Prix du livre d’économie

Chaque année, la Journée du livre d’économie, organisée par l’association Lire l’économie, a pour but de familiariser les citoyens, et notamment les lycéens et les étudiants, avec le langage et les débats économiques. Depuis 1999, elle donne lieu à la remise du Prix du livre d’économie, dont cette bibliographie recense les lauréats. Une manière de retrouver des idées qui ont animé les débats économiques depuis le début de ce siècle.

2017

livre_eco3.jpgLa société hyper-industrielle : le nouveau capitalisme productif

Pierre Veltz

Éd. Seuil – 128 pages

À rebours des analyses les plus répandues – désindustrialisation, passage à une société de services –, Pierre Veltz décrit un monde où les services, l’industrie et le numérique convergent vers une configuration inédite : le capitalisme « hyper-industriel ». Cette convergence se déploie à l’échelle mondiale, faisant émerger une nouvelle économie, mais aussi une nouvelle géographie. Un grand partage se dessine, entre un archipel de pôles ultra-connectés et des mondes périphériques résiduels. Pour l’auteur, grâce à l’intensité de la redistribution, l’Europe et la France échappent pour l’instant aux formes les plus brutales de cette dislocation : un atout immense qu’il faut préserver et consolider.

2016

lenglet.jpgTant pis ! Nos enfants paieront.
Pourquoi nous ne tentons pas tout face à la crise

François Lenglet

Éd. Albin Michel – 240 pages

La montée des populismes, à droite comme à gauche, se nourrit de l’effondrement de la classe moyenne, du chômage permanent, d’un sentiment d’insécurité renforcé. François Lenglet explore les causes de cette situation. Les Français veulent désormais être protégés. Et c’est pour cela que les solutions des partis nationalistes et souverainistes séduisent. François Lenglet les dissèque car, dans l’histoire, nombre de leurs mesures ont fini par être adoptées, y compris par des partis traditionnels.

2015

rudelle.jpgOn m’avait dit que c’était impossible : Le manifeste du fondateur de Criteo

Jean-Baptiste Rudelle

Éd. Stock – 250 pages

Jean-Baptiste Rudelle a réussi un improbable défi. En moins de dix ans, sa société, Criteo, qui invente une nouvelle forme de publicités ciblées sur Internet, est passée de l’arrière-boutique d’une saladerie à une multinationale aujourd’hui cotée au Nasdaq. Il raconte son parcours, ses échecs mais aussi ses secrets de réussite, ainsi qu’un vigoureux plaidoyer pour la création d’entreprises de hautes technologies en France.

2014

aghion.jpgChanger de modèle : De nouvelles idées pour une nouvelle croissance

Philippe Aghion, Gilbert Cette, Élie Cohen

Éd. Odile Jacob – 272 pages

Pour enrayer la spirale du déclin, il faut un nouveau modèle de croissance. Un modèle de croissance par l’innovation où de nouvelles entreprises et activités viennent sans cesse concurrencer et remplacer les activités existantes. Un modèle de croissance « inclusive » qui ne laisse personne sur le bord de la route et qui intègre les générations futures en rééquilibrant nos finances publiques et en incitant à l’innovation verte. Un modèle de croissance résolument progressiste parce que s’attaquant aux inégalités sociales à la racine en réactivant la mécanique de la mobilité sociale.

2014 – Prix spécial du jury

vge.jpgEuropa – La dernière chance de l’Europe

Valéry Giscard d’Estaing ; préface d’Helmut Schmidt

Éd. XO Éditions – 189 pages 

Valéry Giscard d’Estaing appelle, avec l’ancien chancelier allemand Helmut Schmidt, à la construction urgente d’un ensemble fort et fédéré, comprenant, dans un premier temps, douze nations de l’Union européenne. Leur projet, baptisé Europa, prévoit la création d’un directoire, l’instauration d’un budget, d’une fiscalité et d’un droit du travail communs. Ces mesures ambitionnent de retrouver un continent européen puissant et solidaire, face aux deux géants de la mondialisation, les États-Unis et la Chine.

2013

benyahia.jpgL’Allemagne paiera

Odile Benyahia-Kouider

Éd. Fayard – 250 pages

C’est presque une tradition : dès que cela va mal, les élites françaises ne peuvent s’empêcher de donner dans la germanophobie. En arrière-fond revient toujours l’idée que les Allemands doivent éponger les dettes de l’Europe et se taire. Les Allemands, eux, ont le sentiment d’avoir largement payé leur tribut à l’histoire. Et maintenant, on leur demande de se sacrifier pour les cigales de l’Europe du Sud. Devenue l’élève modèle de la classe européenne, l’Allemagne, mais à quel prix ? Pauvreté en hausse, taux de natalité en berne… L’Allemagne veut bien payer. Mais pas sans contrepartie.

2012

cohen.jpgHomo economicus, prophète (égaré) des temps nouveaux

Daniel Cohen

Éd. Albin Michel – 280 pages

Dans une nouvelle civilisation-monde, dominée par un capitalisme exubérant, la société devient beaucoup plus compétitive. Un monde néo-darwinien, où les plus faibles sont éliminés et soumis au mépris des vainqueurs, est en train de s’imposer. Adossé aux promesses ambigües de la révolution numérique en cours, un scénario crépusculaire se lit entre les lignes de ce monde en devenir. En y ajoutant les bouleversements rendus possibles par la génétique, le défi est immense. Rien n’est pourtant inéluctable dans ces évolutions. L’urgence est de repenser de fond en comble le rapport entre la quête d’un bonheur individuel, pas forcément inaccessible, et la marche efficace de nos sociétés modernes.

2011

attane.jpgAu pays des enfants rares. La Chine vers une catastrophe démographique

Isabelle Attane

Éd. Fayard – 280 pages

Aujourd’hui deuxième puissance économique de la planète, la Chine pourrait, bientôt, disparaître de la scène mondiale… Pourquoi un tel scénario, contraire à toutes les prévisions ? Pour une seule et unique raison : une démographie qui, devenue trop lourde à porter, coupera les ailes du phœnix chinois. Une radiographie du « pays aux enfants rares » : l’obsession des fils uniques, l’infanticide des filles, les ravages démographiques de la pauvreté, de la malnutrition et du sida sont autant de bombes à retardement.

2010

roche.jpgLa Banque – Comment Goldman Sachs dirige le monde

Marc Roche

Éd. Points – 320 pages

Goldman Sachs est sortie renforcée du krach de 2008 qui lui a également permis de se débarrasser de son principal concurrent, Lehman Brothers. Marc Roche, correspondant du Monde à la City de Londres depuis vingt ans, nous fait entrer dans les coulisses de ce temple de l’argent. On y découvre les relations aussi étroites que secrètes avec certaines multinationales. On apprend comment cette banque aide les États comme la Grèce à camoufler leurs dettes…

2009

nora.jpgLes Pionniers de l’or vert : Ils inventent le XXIe siècle

Dominique Nora

Éd. Grasset – 360 pages

La Silicon Valley (Californie) est le laboratoire mondial de l’économie verte, où une poignée d’aventuriers est en train d’inventer notre avenir. Véritables pionniers de la nouvelle frontière américaine, ils sont jeunes, millionnaires, brillants, et leurs projets – souvent utopiques à première vue – vont redessiner la carte économique et énergétique de la planète. Ils inventent la voiture électrique de deuxième génération, les panneaux solaires dont nos toits se couvriront bientôt, le carburant à base d’algues qui remplacera notre sans-plomb. Ils repensent la façon dont on produit, dont on travaille, dont on se déplace, se loge, se distrait, se nourrit ; nos relations aux autres, à la faune, à la flore. Ces « American écolos » nous invitent à passer de la société de surconsommation à l’éthique de la frugalité !

2008

mistral.jpgLa troisième révolution américaine

Jacques Mistral

Éd. Perrin – 240 pages

L’Amérique est une fois de plus à la recherche de son destin. Des attaques terroristes au fiasco de la guerre en Irak, du fossé désormais abyssal entre riches et pauvres à la crise financière, sans oublier les divisions idéologiques exacerbées par l’équipe Bush, tout a tourné au cauchemar depuis sept ans. Après avoir vécu en direct le déclin de l’ultralibéralisme et du conservatisme, Jacques Mistral a tout autant observé sur le terrain et analysé sur quelles bases commençait déjà à se reconstruire l’Amérique. C’est cette « troisième révolution », après celles de Roosevelt puis de Reagan, que ce livre ausculte : retour de l’État, prise de conscience écologique, réveil des idéaux démocratiques, stratégie inédite de lutte contre les difficultés économiques.

2007

algan.jpgLa société de défiance : Comment le modèle social français s’autodétruit ?

Yann Algan et Pierre Cahuc

Éd. Rue d’Ulm – 110 pages

La France est engagée dans un cercle vicieux dont les coûts économiques et sociaux sont considérables. Depuis plus de vingt ans, des enquêtes menées dans tous les pays développés révèlent qu’ici plus qu’ailleurs, on se méfie de ses concitoyens, des pouvoirs publics et du marché. Cette défiance allant de pair avec un incivisme plus fréquent... En comparant les relations entre les performances économiques et les attitudes sociales dans une trentaine de pays du début des années cinquante à nos jours, Yann Algan et Pierre Cahuc montrent comment ce déficit de confiance réduit significativement l’emploi, la croissance et, surtout, l’aptitude des Français au bonheur.

2006

orsenna.jpgVoyage aux pays du coton : Petit précis de mondialisation

Erik Orsenna

Éd. Fayard – 306 pages

« Cette histoire commence dans la nuit des temps. Un homme qui passe remarque un arbuste dont les branches se terminent par des flocons blancs. On peut imaginer qu’il approche la main. L’espèce humaine vient de faire connaissance avec la douceur du coton. Depuis des années, quelque chose me disait qu’en suivant les chemins du coton, de l’agriculture à l’industrie textile en passant par la biochimie, de Koutiala (Mali) à Datang (Chine) en passant par Lubbock (Texas), Cuiabá (Mato Grosso), Alexandrie, Tachkent et la vallée de la Vologne (France, département des Vosges), je comprendrais mieux ma planète. Les résultats de la longue enquête ont dépassé mes espérances. Pour comprendre les mondialisations, celles d’hier et celle d’aujourd’hui, rien ne vaut l’examen d’un morceau de tissu. Sans doute parce qu’il n’est fait que de fils et de liens, et des voyages de la navette. »

2005

fauconnier.jpgLa Fabrique des meilleurs : Enquête sur une culture d’exclusion

Patrick Fauconnier

Éd. Seuil – 288 pages

Pourquoi la France, qui se veut modèle universel en matière d’égalité, de solidarité et de protection sociale, ne parvient-elle pas à résorber un taux de chômage et de pauvreté parmi les plus élevés des pays riches ? Le fait est que, malgré nos coûteux systèmes d’assistance, nous avons quasi autant de pauvres que la très « libérale » Amérique. Contrairement à ce que l’on pense parfois, les causes principales de cet échec ne sont ni économiques, ni techniques, mais culturelles. C’est la rançon d’un usage dévoyé de la méritocratie. Dans la très élitiste société française, c’est la performance du « meilleur » qui commande et verrouille l’accès à l’emploi.

2004

minc.jpgLes prophètes du bonheur

Alain Minc

Éd. Grasset – 360 pages

L’économie est une étrange religion qui, à la différence des religions révélées, doit apporter chaque jour la preuve de l’existence de son Dieu. On attend d’elle la richesse, la prospérité et le bonheur. Ses penseurs, ceux qui ont scandé l’histoire de l’économie, sont en effet tous, à leur manière, des « prophètes du bonheur ». Convaincu que, dans la réalité, l’économie n’est, au contraire, que bricolage, Alain Minc est reparti à l’assaut de ses « prophètes du bonheur ». Une histoire personnelle de la pensée économique : par le choix des auteurs, par le regard posé sur eux, par les leçons tirées.

2003

godet.jpgLe Choc de 2006

Michel Godet

Éd. Odile Jacob – 318 pages

Après le choc démographique, tout va changer : temps de travail, statuts, retraites, modes de vie. Mais il est encore possible d’éviter la collision frontale avec l’hiver démographique. Comment éviter les pénuries de jeunes professionnels ? Comment intégrer au mieux les flux migratoires ? Quelle politique promouvoir pour améliorer le brassage social ? La vague grise annonce une croissance molle, mais la croissance n’est pas une fin en soi. La question du sens et de l’accumulation des richesses amène à redécouvrir que les actions humaines sont d’abord motivées par la création de liens et pas seulement de biens, grâce à une société de projets.

2002

bruckner.jpgMisère de la prospérité : La religion marchande et ses ennemis

Pascal Bruckner

Éd. Grasset – 240 pages

« Dans nos pays développés, l’économie prétend de plus en plus régir les esprits et l’ensemble des activités humaines. 1989 devait marquer le triomphe sans partage de la démocratie et du doux commerce sur l’ensemble de la planète. Or, depuis plus de dix ans, le capitalisme déçoit : non seulement il laisse des centaines de millions d’hommes au bord de la route mais, en Europe et en Amérique, malgré un enrichissement sans précédent, il ne cesse de creuser les inégalités et d’affaiblir les classes moyennes menacées par le spectre de la paupérisation. La solution serait-elle dans une remise en cause du système ? »

2001

pisani-ferry.jpgLa bonne aventure. Le plein emploi, le marché, la gauche

Jean Pisani-Ferry

Éd. La Découverte – 262 pages

400 000 chaque année : à la fin des années 1990, l’économie française a créé plus d’emplois qu’elle ne l’avait jamais fait. Nous ne sommes pas condamnés au chômage de masse. Le plein emploi n’est plus une utopie, il redevient un projet réaliste. Mais ce projet fait débat. Si l’emploi global progresse, des emplois en grand nombre sont détruits tous les jours. Les jeunes continuent d’accéder tardivement à un contrat stable, les vieux en sont expulsés de plus en plus tôt. Faut-il, pour créer des emplois, sacrifier leur qualité et prendre son parti de la précarité ? Le plein emploi implique-t-il une hausse des inégalités ? Ces débats forcent à imaginer ce que peut être, demain, une nouvelle société du travail.

2000

cohen2.jpgNos temps modernes

Daniel Cohen

Éd. Flammarion –  159 pages

On voyait, jadis, la télévision en famille, on la regarde aujourd’hui chacun pour soi. Le travail était standardisé, rigide, il est devenu polyvalent, flexible. Un sentiment d’unité habitait le monde, c’est celui d’insécurité qui domine. D’aucuns dénoncent le « capital financier ». D’autres incriminent la « fin du travail », tombeau d’une civilisation capitaliste emportée par son propre productivisme. D’autres enfin s’en remettent à une explication purement culturelle, l’âge de l’individualisme, qui expliquerait à elle seule la tentation néolibérale. Chacune de ces théories désigne un aspect du problème, mais aucune ne peut expliquer la force du renversement à l’œuvre. Pour trouver le sens caché de notre époque, il faut affronter toutes ces théories.

1999

izraelewicz.jpgLe capitalisme zinzin

Erik Izraelewicz

Éd. Grasset – 288 pages

Le capitalisme français est-il devenu fou ? Coups de bourse, guerre des banques, fusion médiatique des pétroliers, licenciement massif du personnel d’une entreprise bénéficiaire ! La faute à la seule modernisation ? La France a changé de capitalisme. Elle a donné aux marchés financiers la place qu’occupait, autrefois, l’État. Sait-on qu’une part importante du capital des mille premières entreprises françaises appartient aux veuves écossaises ou aux retraités de l’industrie américaine ? Qui sont ces nouveaux maîtres du monde : ces investisseurs institutionnels, les zinzins ?

En complément de cette bibliographie, n’hésitez pas à consulter notre bibliographie du Prix lycéen « Lire l’économie » ainsi que nos articles sur les Journées du Livre d’économie 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.

 


Publié le 3 août 2017.